Fred Herzog

Publié le 2 Novembre 2011

Pas sûr que l'école de Stuttgart, son sens de la composition ultra géométrique et son goût du noir et blanc l'eût reconnu, celui là. Mais il n'empêche, Fred Herzog est bien né à Stuttgart, en 1930. Ayant perdu père et mère durant la guerre, il débarque au Canada en 1952 et, après de brefs séjours à Toronto et Montréal, finit par s'établir à Vancouver qui, si j'en crois mes maigres connaissance en la matière, n'est pas précisément l'un grands sols fertiles de l'histoire photographique.

C'est pourtant là que va éclore le talent du jeune immigré. Dès 1953 il commence à photographier les rues de Vancouver. A partir de 1957, il documente systématiquement les grandes villes d'Amérique du Nord et du Mexique qu'il visite, produisant, à peu près en même temps que Saul Leiter à New York, une oeuvre extrêmement vive, colorée et pourtant violement mélancolique. De nombreuses images font penser à ce qu'un Edward Hopper aurait pu peindre de la vie populaire des grandes villes, s'il s'y était intéressé. D'autres photos rapportent crûment une réalité violente, d'autres encore y ajoutent la touche d'humour - et de couleur parfois - qui fait entrer l'image dans la légende.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le bonhomme est longtemps resté en dessous de la couverture des radars artistiques. D'une part parce que l'image couleur était à l'époque considérée comme à peine digne d'être employée en publicité, et encore pour les pâtées pour chien et d'autre part, plus bêtement, parce que pour de bêtes raisons économiques, Herzog utilisait principalement des pellicules diapo Kodachrome qui rendaient ses images difficilement exploitables en galeries. Ajoutez à celà le fait de vivre et travailler au mauvais bout du Canada, loin de tous les grands centres artitisques et vous comprendrez qu'il ait fallu si longtemps à la critique pour découvrir l'artiste.

Sa première exposition personnelle s'est tenue en 1986 et, depuis, les amateurs ont eu le loisir, sinon d'admirer ses images sur place, du moins de se procurer l'un des quelques livres qui ont été consacrés à son travail.

 

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Herzog Family

 

 

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Sources : By the way, Fantomatik, Wikipedia

Rédigé par VonSonntag

Publié dans #'looks good

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Markus 03/11/2011 16:08



Merci pour ces beaux clichés qui me rappellent un peu stephen Shore , en plus "peuplé".


Peut-être que le passage "sous les radars" était-il volontaire plutôt que subit , de la part d'un survivant aux raids nocturnes de B-17 et autres joyeusetés. Quand a l'exil du "mauvais côté" du
Canada , il transparait comme plutôt bien vécu. Il les aiment ces gens autour de lui , ça se voit.


Sinon j'aime bien le fixie rouge du gamin.


 


Merci encore , c'est vraiment très beau.


 



vincent 03/11/2011 13:05



UN outil de retrocopyright ?je ne connais pas cela... tu m'interesse...


La pire chose qui nous soit arrivée c'est l'abandon du Kodachrome, aucun logiciel aucun appareil numérique ne nous redonnera cette magie des couleurs et du contraste... Amen


 



swiss life bordeaux 03/11/2011 09:03



c'est un travail des pros, C'est très typique et d'une beauté insoupçonnée!!! j'adore ces photos et merci de nous faire connaître la diversité.



V 02/11/2011 23:37


Merçi H. pour cette belle découverte


VonSonntag 03/11/2011 12:59



Salut Vincent,


En fait, je connaissais la première image et je l'avais enregistrée dans ma banque de trucs à publier. Ce n'est que para hasard, en testant un petit outil de retrocopyright que j'ai pu retrouver
l'image et le nom de l'auteur. De là, une petite recherche sur wikipédia et Google m'a donné accès à toutes ces merveilles.


Tu as remarqué que, dans les quartiers photographiés, les gens sont très mélangés ? C'est étonnant. Moi qui croyais qu'à l'époque la société Nord américaine était excessivement ségréguée... Ca
remet des choses en question.