Publié le 31 Décembre 2007

Chandigarh.jpgAh ouais, quand même ?!  Douze jours sans rien publier...
Faut dire que quand, comme moi, on fait un boulot  saisonnier et que 30% du chiffre d'affaire annuel se font durant deux semaines en décembre, on n'a pas beaucoup de temps pour le blog et la lecture... mais je reviens, bientôt.

J'ai quand même trouvé quelques pépites à vous faire partager  - à moins que vous ne les connaissiez déjà :
De belles images...

Trouvé via le blog de Ludovic Maillard

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Rédigé par Emile Secret

Publié dans #Le vaste monde

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Publié le 19 Décembre 2007

George-Best.jpgBest, George

[baie-ste-jor-je] n.p .

Mozart de Manchester United, jusque dans la destruction de son genie.

Syn. : Le diable rouge, « Qu’est ce qu’on boit ? »

Ex. numéro 1 : « En 1969, j’ai arrêté le vin et les femmes. Ce furent les vingt minutes les plus longues de ma vie. »

Ex. numéro 2 : « Si j’avais eu le choix entre mettre dans le vent toute la défense de Liverpool puis lui claquer un but de vingt-cinq mètres dans la lucarne, ou en caser un dans les cages de Miss Monde, j’aurais eu du mal à choisir. Heureusement, les deux me sont arrivés. Mais un seul s’est passé devant cinquante mille personnes. »



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"Ce soir on la met au fond"

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Rédigé par Emile Secret

Publié dans #Petits Lus

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Publié le 18 Décembre 2007

Rédigé par Emile Secret

Publié dans #Bits and sense

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Publié le 12 Décembre 2007

Rédigé par Emile Secret

Publié dans #Whatever

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Publié le 11 Décembre 2007

Parmi les bouquins d’Hunter Thompson qui m’ont longtemps titillé figure en bonne place Hell’s Angels que je supposais être une sorte de reportage ethnographique sur cette tribu de bikers californiens, constituée d’exclus, volontaires ou non, du miracle américain des années 50.

Sonny-Barger.jpgEn 1945, au lendemain de l’armistice et de la reddition japonaise, la jeunesse américaine, démobilisée, s’en retourne au pays. Nombreux sont ceux qui choisissent la Californie pour s’y établir. Las, sévit alors une mini crise économique, due en partie à la reconversion difficile des industries d’armement, qui, de San Diego à Portland, dans l’Oregon, avaient trouvé dans cette côte ouest un pays de cocagne où s’épanouir. Chômage, coût des loyers, vie chère…, se créent alors de véritables ghettos « white-trash » vers lesquels se replient tous ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir la vie californienne dont ils ont pourtant rêvée. Ces slums se nomment Oakland, Berdoo, San Diego…

Parmi ces exclus, se comptent des « vétérans », anciens combattants du Pacifique ou du Débarquement. Endurcis, démerdards, habiles de leurs dix doigts (parfois moins, vous savez, la guerre...), n’ayant pas accédé (pas pu ou pas voulu ?) aux programmes de réinsertion mis en place par l’administration américaine, ils ont du mal à trouver leur place dans ce mode de vie qu’ils ont pourtant, par leur bravoure, leur sang et parfois la vie de leurs compagnons d’armes, contribué à sauver.


Quand on est californien, on est motorisé. Et quand a pas les moyens de s’offrir une voiture, on roule en moto. Des motos, il y en avait alors à la pelle. Des Harleys-Davidson WLA essentiellement et quelques Indian Scout, mastodontes qui équipaient l’armée américaine, réformées elles aussi et devenues inutiles, cabossées, peintes en kaki, lourdes et sans grâce dans un pays qui ne rêvait que de fluidité, de chromes et de cuir souple. Les premiers bikers vont donc s’emparer de ces poubelles roulantes. Passés experts dans l’art de la débrouille, ils vont commencer par débarrasser leur monture de tout l’attirail militaire, puis – on est en Californie : il ne pleut jamais et s’il pleut, c’est un coup des cocos – des garde-boue. Les clignotants aussi, quand il y en a, partent à la poubelle. Ces motos sont à peu près fiables, mais peu performantes. Interviennent quelques uns de ces petits gars, trop jeunes alors pour aller au front, qui ont donc servi leur pays dans l’industrie lourde. Tourneurs, fondeurs, chaudronniers, mécanos, carrossiers, ils sont mis à contribution pour fabriquer pièces manquantes ou hautes-performances, gonflent les moteurs, recâblent le circuit électrique, repeignent : la Custom Culture est née et son premier avatar s’appelle le Bobber. Une grosse moto américaine, débarrassée de tout le superflu : il ne reste donc qu’un cadre, un moteur, deux roues et un guidon pour emmener le tout dans le bordel d’enfer d’échappements libres comme l’air, libres comme se rêvent ceux qui les chevauchent.1


Communauté de pensée des réprouvés, grégarité, tribalisme ? Peu importe, le fait est que ces loners vont peu à peu se réunir, le plus souvent dans des bars et y passer de longues soirées abreuvées de bière, des après midi d’ennui parfois interrompues par quelques scéances de mécanique. D’un groupe à l’autre, quelques éléments s’échangent devenant les premiers messagers de l’internationale biker. Vient alors le temps des grandes réunions, énormes fêtes, bacchanales industrielles où se retrouveront toutes les têtes brûlées motorisées de la région, puis du pays.
Réprouvés, ils le sont. Ils le sont d’ailleurs même par leurs propres frères : les motards de l’AMA, sorte de fédération américaine de motocyclisme qui entend régenter le petit monde de la moto outre-atlantique. C’est donc en quasi hors la loi qu’ils vivent, d’expédients, de petits boulots temporaires, de petits trafics ou, pour les moins démerdards, de minables pensions d’anciens combattants et de l’aide sociale.

Le cinéma exerce également un pouvoir d’attraction considérable. Loin d’être un témoignage de leur existence, L’Equipée sauvage, de Lazlo Benedek, qui met en scène un Marlon Brando rebelle au grand cœur est pour eux un exemple à suivre. Le film est inspiré d’un fait divers qui avait en son temps fait les choux gras de la presse américaine, du plus crapoteux des canards locaux au célèbre New York Times. Un groupe plusieurs dizaines de motards californiens, après avoir saccagé un circuit de compétition motocycliste, avait mis à sac une petite ville, faisant régner la terreur durant tout un week-end.


Chose amusante – ou touchante – que relève Hunter Thompson, les Angels ne s’identifient généralement pas à Lee Marvin, qui interprète le méchant fouteur de merde, mais bien à Brando, redresseur de torts condamné à ne jamais connaître de happy-end. Les américains sont décidément de grands enfants, comme disait Jacques Martin.

En 1965, quand Hunter S. Thompson, qui devait devenir plus tard le pape du Gonzo Journalism, s’intéresse à eux, ces desperados modernes sont déjà constitués en bandes. On trouve d’ailleurs dans le très beau et combien plus crédible livre du photographe Danny Lyon, The Bikeriders - né d’un reportage fait en 1965 sur un groupe de motards de Chicago, le Chicago Outlaws Motor Club - un témoignage de la transition entre la bande désorganisée et anarchique et le groupe structuré, hiérarchisé et affilié à la culture Hell’s Angels.

D’où son nés ces Hell’s ? Je ne sais pas. Thompson lui-même ne fournit pas d’explication valable sur la genèse et la structuration du groupe en tant que gang. Peut-être peut-on lire dans cette histoire le récit classique de la constitution de toute mafia : un groupe, d’abord restreint, d’exclus, agrégeant peu à peu d’autres exclus jusqu’à devenir plus puissant – et nuisible – que les groupes voisins ; ces derniers se trouvant obligés de rallier la bande la plus puissante ou de disparaître. Le fait est que les Hell’s Angels existent et que leur chef, le désormais célèbre Sonny Barger (Photo en haut), personnage aussi intelligent et calculateur que vantard et prétentieux, les mène d’une main de fer. Ils portent désormais leurs « couleurs », un emblème cousu au dos de leur blouson, sont constitués en sections ou « chapters » regroupées par origine (
Oakland, Berdoo, San Diego…) et possèdent leurs rituels d’initiation (renoncement à toute affiliation autre qu’aux Hell’s, démonstration de leur implacable détermination à appartenir au groupe, soumission à celui-ci).

Hell’s Angels
se veut donc un documentaire. Une sorte de récit d’observation participative fait par un journaliste conservant toute la distance nécessaire à l’élaboration d’un bon document mais faisant, à égales parties, preuve de tout le recul nécessaire pour se dispenser des lieux communs petits bourgeois sur les exclus ainsi que d’une certaine dose d’empathie avec les objets de son enquête.


C’est tout cela et plus encore ; et pourtant bien moins. Thompson apparaît comme fasciné par les Hell’s : leur sottise, leur nihilisme, la violence gratuite, la rébellion permanente qui constitue leur quotidien, leur refus de toute norme sociale à laquelle il n’auraient pas souscrit volontairement, le peu de cas qu’ils font des lois et de ceux qui les édictent ainsi que la fidélité et la solidarité dont ils font preuve les uns envers les autres le renvoient sans cesse à son propre statut de solitaire. Il balance entre approbation et dégoût à l’égard des Hell’s, leur trouvant mille excuses lorsqu’il s’agit des viols qu’on leur impute ou des bagarres sanglantes auxquelles ils sont mêlés, les abreuvant de son mépris devant la vacuité de leur conversation qui n’a d’égale que l’ennui suintant de leur quotidien. Si talent il y a, il est d’ailleurs là. Hunter Thompson, suivant ses potes bikers au jour le jour est également témoin des longues après-midi d’ennui brumeux, d’errances de comptoir en comptoir de ces glandeurs malgré eux qui semblent n’attendre que le crépuscule pour se donner enfin une raison de vivre : rejoindre leur bande, se bourrer la gueule et trouver un connard à castagner. Dans le même mouvement, il dit son mépris pour la classe intellectuelle dominante, elle-même fasciné par ces objets d’études ô combien repoussants et complexes que sont les Hell’s Angels. Dans une Amérique d’intellos hypnotisée par tous ses rebelles, des beatniks aux militants anti-guerre du Viêt-Nam en passant par les plus improbables groupes gauchistes, les Hell’s apparaissent durant un court instant comme l’idéal nihiliste et révolutionnaire auquel tous aspirent tout en continuant de percevoir leur traitement de professeur d’université ou leur bourse Guggenheim. Las, tout a une fin et les Angels, désormais nazis proclamés, finissent par castagner les étudiants, pisser sur leurs profs et se barrent dans un nuage de poussière et de fumée d’échappement. Fin de la lune de miel.
 
Hunter-Thompson.jpgLà, j’extrapole…
 

La dimension la plus intéressante de ce bouquin est, en fait, le portrait en creux qu’il dessine de son auteur. Un personnage craintif, falot, mal à l’aise avec tout le monde. Se rêvant rebelle à toute cause il semble vivre son statut de journaliste comme une exclusion. Il discute avec les Angels, mais n’appartient pas à leur cercle. Il méprise les journalistes qu’il considère comme des valets et vend pourtant de la copie, compisse les intellectuels qui se rêvent rebelles – catégorie à laquelle il appartient, n’envisage les femmes que comme de vagues instruments plus ou moins utiles au confort hormonal et domestique de leur maître et s’avoue pourtant marié et père de famille ; en deux mots, il se trouve toujours en dehors du champ où il voudrait être. C’est l’éternel cousin qui fait la gueule sur la photo de famille sans que personne ne sache vraiment pourquoi.

Si j’osais, je dirais que Thompson est encore l’un de ces mille petits bourgeois dont la fonction est de coller des frissons à bon marché à ceux de sa propre classe. Un de ces moutons noirs acceptant le rôle que les moutons blancs veulent lui faire jouer. Vous voulez que j’éructe ? J’éructe ! Que je me défonce ? Je me défonce ! Que je vous raconte mes orgies auprès des rock-stars les plus improbables ? J’ai même des photos. Voilà ! Mais si vous voulez vraiment tout savoir, il faut acheter Rolling Stone et lire mes articles. Eh oui, ma brave dame, c’est que je gagne ma vie en vous collant des suées dans le dos, moi. Faut payer.Finalement, Thompson était une pute. Comme nous tous. Les Angels l'ont bien compris qui ont fini par le dérouiller et le foutre dehors.


On pourra donc se dispenser de la lecture de ce document à la subjectivité ringarde, d'ailleurs très mal traduit (du moins je l'espère, sinon c'est vraiment très mal écrit) par une certaine Sylvie Durastanti qui doit s'y connaître en Hell's Angels et en motos comme moi en pêche à la mouche ou en wapitis. Pour un peu plus de rigolade, on se reportera sur Las Vegas Parano (
Fear and Loathing in Las Vegas), le livre qui vous guérit du speed et des acides pour la vie, ou encore sur les deux recueils d'articles de H.T. publiés par les excellentes éditions Tristram dont je viens à l'instant d'oublier les titres mais ça va me revenir2.



(1) Cette description de la naissance de ce qui est désormais nommé Kustom Kulture (comme on nomme une marque) est évidement partielle et partiale. Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer à Planète Bikers ou aux forums de Moto-Station qui vous fournirons des sources historiques plus détaillées.

(2) [edit] Je, sousigné Secret, Emile, reconnais par la présente être un poulpe mononeuronal dégénéré : les deux recueils d'articles publiés par Tristram ne sont pas signés d'Hunter S. Thompson mais du ô combien plus estimable à mes yeux Lester Bangs.

 

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Rédigé par Emile Secret

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Publié le 10 Décembre 2007

perdus-trouves.jpg« Un chien qui s'était fatigué à courir après sa queue abandonna la poursuite et se coucha en boule pour se reposer. Une fois dans cette nouvelle position, il s'aperçut que sa queue était à portée de ses dents, s'en saisit avec avidité, puis la lâcha aussitôt en tressaillant de douleur. Après tout, dit-il, il y a plus de plaisir dans la poursuite que dans la possession. »

Ambrose Bierce - Déception.

radis-blog.gif

Perdus / Trouvés, Anthologie de la littérature oubliée, Monsieur Toussaint Louverture

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Rédigé par Emile Secret

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Publié le 10 Décembre 2007

Rédigé par Emile Secret

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Publié le 7 Décembre 2007

J-Nossiter.jpgMondovino : après le film et la série télé ; le livre ?

Oui et non. Oui, parce qu’il s’agit bien d’un livre de Jonathan Nossiter, le réalisateur du film Mondovino, qui, succès aidant, parvint à produire une série pour la télévision (et le DVD). Oui parce qu’on retrouve dans ce livre plusieurs des protagonistes du film tels Hubert de Montille ou Yvonne Hégoburu. Oui parce que Nossiter continue ici son travail de promotion de vins d’auteurs. Oui parce que Robert Parker et Michel Rolland sont toujours ses bêtes noires ; oui parce que le vin mondialisé représente toujours pour lui un signe annonciateur de la décadence de nos sociétés évoluées.

Et non… Visiblement, le travail d’enquête mené par Jonathan Nossiter, les heures d’interviews filmées mais absentes du film, les innombrables dégustations et rencontres lui ont laissé comme un goût de revenez-y. Brièvement abordées dans Mondovino, les questions du pouvoir, du goût, du terroir et des vignerons qui l’expriment sont ici essentielles.

Ce livre est donc une enquête, mais il s’y mêle aussi un « making-off » retraçant les questionnements du cinéaste-sommelier tout au long de son patient travail de découverte.
Qu’est ce qu’un terroir ? Qu’est-ce que l’expression de ce terroir dans un vin ? Que font les hommes de cet héritage laissé par leurs pères et les pères de leurs pères.
Nous rencontrons ici de jeunes vignerons, héritiers de domaines prestigieux qui ont su s’affranchir du poids de leur legs tout en s’inscrivant dans une tradition.

Il existe également des notables aventureux, tel le magnifique Aubert de Villaine, co-gérant de Romanée-Conti et propriétaire de son propre domaine qui vante les mérites des cultures biodynamiques, à l’œuvre aussi bien dans le  prestigieux cru qu’il administre que dans ses modestes vignes – Notons au passage que cette biodynamie qui fait souvent ricaner nos viticulteurs bordelais est pratiquée dans la plupart des grands crus de bourguignons depuis plusieurs décennies.

De nombreux amateurs de vin traversent aussi ces pages : la belle Charlotte Rampling, égérie du cinéaste, Jean-Marc Roulot, comédien et vigneron, Alix de Montille, fille de son père, Charles et Monique Joguet, et d’autres encore. Dans leurs échanges retranscrits dans ce livre, se trouve sans cesse cette question de l’authenticité, du respect des crus et de la nécessité de continuer la route tracée par ceux qui les ont précédés. Car au-delà de la problématique du goût et du pouvoir, qui donne son titre au livre, il me semble que l’essentiel se trouve ici : dans ce lieu où dialoguent et se disputent les hommes, la terre et les vins.

On regrettera toutefois - manichéisme ou aveuglement coupable ? – que Jonathan Nossiter semble considérer le bordelais comme un no man’s land, une terre stérile toute entière aux mains de négociants-marketteurs aussi dénués de goût que de sens moral. Des bordeaux, il n’est ici question que pour fustiger Robert Parker et Michel Rolland, ignorant les centaines de vignerons talentueux que compte notre région ; modestes et soucieux d’élaborer leurs vins dans le respect de leur histoire tout en écrivant, année après année, la leur.

Bref, un bon et beau livre que ce Nossiter nouveau, en ce qu’il pose plus de questions qu’il n’en résout. Et, pour nous aquitains, une invitation au voyage vers de nouveaux goûts, plus au nord, plus à l’est, vers la Bourgogne, le Rhône, l'Alsace, la Moselle...

PS. Agaçante également l’absence d’un index en fin d’ouvrage recensant les propriétaires cités et leurs adresses, ce qui m'aurait évité de bien longues heures à la recherche googueliennes.



radis-blog.gifJonathan Nossiter, Le goût et le pouvoir, Grasset, 2007, 19,50 €





Image : Jonathan Nossiter par Jean-Jacques Ader


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Rédigé par Emile Secret

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Publié le 4 Décembre 2007

echo2007.jpgSeconde échographie ce matin : ce sera encore un garçon !

Curieux comme en cette période troublée et complexe (pour moi, du moins), un rien - quelques millimètres de quéquette - me met de bonne humeur, envers et contre tout.

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Rédigé par Emile Secret

Publié dans #Whatever

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