Publié le 30 Avril 2008

Rédigé par VonSontag

Publié dans #Whatever

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Publié le 28 Avril 2008


Tiger got to hunt, bird got to fly  ; Man got to sit and wonder  : 'Why, why, why ?'
Tiger got to sleep, bird got to land  ; Man got to tell himself he understand.

- Kurt Vonnegut


Désolé pour l'absence : je rentre juste de congé paternité et je n'ai vraiment pas eu beaucoup de temps pour poster. Pis de toutes façons, j'avais pas Internet...

Kurt Vonnegut Image : © Jack Mitchell

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Rédigé par VonSontag

Publié dans #Bits and sense

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Publié le 10 Avril 2008

La politique m'intéresse mais je ne sais pas en parler. J'ai certes, comme on dit, une sensibilité ; c'est-à-dire que je me sens globalement proche d'une certaine frange d'un certain parti sans toutefois en épouser toutes les analyses, encore moins toutes les postures. Cette sensibilité évolue au fil du temps. Il me semble que, l'âge aidant, je suis de plus en plus sensible aux incivilités et à cette curieuse inaptitude, dont nous faisons tous preuve un jour ou l'autre, à partager équitablement l'espace public. Paradoxalement, j'ai un petit fonds (une lie) nationaliste que je pourrais qualifier de « chauvin » mais je respecte les droits des peuples à vivre leur culture de la manière la plus paisible possible tant que cela n'entre pas en contradiction avec les lois nationales, et cela où qu'ils se trouvent. Pour être plus clair, j'aime, en France, entendre parler wolof, basque, anglais, espagnol, occitan ou picard mais je n'admets pas l'excision des petites filles, le racket révolutionnaire, le grégarisme crétin ou ce curieux nationalisme rouge-brun qui se dissimule sous les oripeaux d'un régionalisme bon teint.

D'un autre côté, bien que partisan de la libre entreprise comme des libertés en général tant qu'elles sont exercées en conscience et sans porter atteinte à autrui, j'ai un penchant pour ce que j'oserai appeler une social-démocratie bien comprise. L'argent ne me dégoutte pas, j'essaye simplement d'y voir un moyen plutôt qu'une fin et je me fais fort de ne jamais juger quiconque à l'aune de ses revenus. En parlant d'argent, je suis tout à fait favorable à l'impôt et rien ne m'agace plus que l'hypocrisie de ceux qui regrettant le niveau des contributions directes et indirectes pratiquées en France et réclamant à grands cris une baisse drastique des impôts demandent dans le même temps une meilleur qualité des soins médicaux, des routes mieux entretenues, des cours de langues pour leurs enfants en maternelle et une baisse du prix des billets de trains. L'impôt est juste, j'en suis convaincu, et globalement bien employé.

Voilà qui fait de moi le portrait d'un brave petit démocrate bien-pensant. Conscient de correspondre ainsi à un archétype bobo qui fait de moi un presque caricature, j'ai pris soin de ne pas m'abonner à Télérama. C'eût été un peu trop, même à mon goût.

Le foot, en revanche m'intéresse peu. J'en comprends mal les subtilités et regarder l'ensemble d'un match à la télévision a toujours été au dessus de mes forces. Le seul contact régulier et attentif que j'avais avec ce sport était le blog d'Erwan Le Duc dont j'appréciais la culture, la liberté de ton, l'esprit singulier et la passion. Malheureusement, il semble qu'Erwan se soit lassé de ses billets quasi quotidiens et trouve peu d'intérêt à servir les mêmes commentaires sur un championnat national qui sombre dans l'ennui et un foot international qui manque cruellement de figures, tant les joueurs sont aujourd'hui devenus des marques, gérées précautionneusement par des managers fous de contrôle.

C'est pourquoi je n'ai rien vu de la finale de la Coupe de la Ligue ni de la banderole «Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis» qui y fut déployée à cette occasion par quelques supporters parisiens, dont le caractère enjoué et la finesse d'esprit sont notoires. Je n'en ai rien vu et à vrai dire, je n'en ai pas grand-chose à foutre. Je trouve bien entendu cette « farce » absolument stupide et insultante mais qu'attendiez-vous que fissent cinq-mille fans de foot groupés dans un virage pour assister à un match dont ils se contrefoutent (car je vous le dis, les supporters encartés n'aiment pas le foot : ils aiment se retrouver entre eux et hurler. Quiconque a une fois dans sa vie assisté à un match au milieu de la foule des ultras massés dans un virage sait ce que je veux dire : il y a tant de drapeaux, de banderoles, de holas et de « danses » qu'on ne voit absolument rien de ce qui se passe sur le terrain) ?

Je n'ai commencé à m'intéresser à l'événement en voyant apparaître sur nos petits écrans le ban et l'arrière ban du petit monde politico-médiatique ; chacun, à droite comme à gauche, s'indignant à tours de bras de la vilenie de cette action et promettant mille tourments aux porteurs de l'élégant calicot rapidement assimilés à des tueurs en puissance, à des terroristes, à des enfants in vitro de Mesrine et Carlos (le maigre avec des grosses lunettes), à des nazis, la lie de l'humanité. A des..., à des... les mots me manquent.

J'ai par la suite eu l'occasion de lire deux ou trois articles sur la question, dont un de Mathieu Lindon qui s'amusait de l'émoi provoqué par « l'insulte » faite au ch'tis. J'aime bien les infos de seconde main et les analyses à froid. J'ai également su que cet émoi avait déclenché plusieurs enquêtes et secoué la magistrature qui, de concert avec une police surmotivée avait mis en place une traque au supporter crétin avec analyses ADN et perquisitions au siège des Boulogne Boys, auteurs supposés de cette délicate invective. Il faut remonter au vol du scooter du fils Sarkozy pour trouver un tel déploiement policier. Sauf que cette fois, bien entendu, l'heure est grave : on vient de découvrir que les supporters du PSG sont des cons.

Tout ce que cela m'inspire, c'est que j'eusse aimé voir tout ce beau monde politique et sportif, à plus forte raison celui qui est au pouvoir, s'indigner aussi fort devant les expulsions d'immigrés en situation irrégulières, devant les quotas, devant les charters, devant M. Hortefeux petit soldat obéissant et têtu, devant M. Sarkozy et son cynisme de parvenu, son inculture et sa rhétorique de garçon de café. J'eusse également apprécié que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet démissionnât de son poste de potiche alibi, emmenant avec elle Madame Yade, démontrant ainsi que leurs convictions valaient plus cher que leur place. J'eusse aimé que la gauche cessât enfin ses disputailles de cour de récré et nous ponde enfin un programme couillu dans lequel il serait écrit noir sur blanc que l'immigration n'est pas un problème et que la libre circulation des biens et des personnes est l'un des droits inaliénables de l'humanité (oui, je sais, je suis d'une naïveté...). Et pour finir, j'aimerai que le papa de la petite Z., aux cheveux de jais qui partage la classe de mon fils, finît enfin de me demander pourquoi on lui demande des papiers quand il veut un emploi et d'avoir un emploi quand il veut des papiers. Je voudrais le croiser un jour dans une fourgonnette sur les flancs de laquelle son nom serait inscrit, me faire bonjour de la main par la fenêtre, et pas ce petit signe de tête discret et fuyant qu'il emploie dans la rue quand il amène ou vient chercher sa gosse. Mais tout ce que nous avons à lui proposer, c'est une France où les généralistes se défilent quand un malade CMU se présente à eux, une France qui croit que Jean-Pierre Pernaud est vraiment journaliste, une France qui veut « redonner sa valeur au travail » mais qui estime toujours payer trop cher ce qu'elle s'offre, une France qui regarde s'envoler les charters et s'offusque quand un groupe de cinquante connards déploie une banderole insultante, une France qui part en vacances en Tunisie et reste enfermée dans son village-club, une France qui élit un épicier à berger allemand qui se prend pour Napoléon, une France près de ses sous, une France où tout le monde à des droits mais où nul n'a de devoirs. C'est cette France que je vais laisser à mes gosses, cette France qui m'a faite, que j'aime et que je voudrais parfois gifler.

Bon, j'en ai fini avec mes stances, demain on parlera un peu de motos...

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Rédigé par VonSontag

Publié dans #Le vaste monde

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Publié le 9 Avril 2008

Depuis des mois et des mois, je tente d'expliquer à mon aîné qu'il existe une différence entre fiction et réalité. Que les monstres, les voitures qui parlent, Bob l'éponge, les pingoins qui font des claquettes et les super-héros sont des êtres de fiction qui n'existent que dans notre imagination ou, au pire, à la télé, au cinoche et dans les livres.

Et puis je découvre ça qui tourne en ce moment :



Et là, je sais plus quoi faire...

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Rédigé par VonSontag

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Publié le 4 Avril 2008

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Rédigé par VonSontag

Publié dans #Bits and sense

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Publié le 3 Avril 2008

Vladimir est à la une !Comme toute naissance princière, celle de Vladimir a abondamment été relayée par la presse people et fait l'événement en ligne : une actu figure en home d'un des sites les plus fréquentés par le père de son altesse et ses camarades : ici. C'est gentil non ?

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Rédigé par VonSontag

Publié dans #Le vaste monde

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Publié le 2 Avril 2008

Réveil à 5 heures du mat par madame qui m'annonce qu'il va falloir y aller. La veille, elle m'avait pourtant assuré qu'elle ne le sentait pas pour cette semaine. Conclusion : ne jamais faire confiance aux femmes, surtout à la sienne.

05:05 Téléphonage en urgence aux parents pour qu'ils viennent garder l'aîné.

05 : 30 Arrivée des parents et départ vers la clinique. Tout va bien.

06:00 Arrivée à la clinique. Tout va bien.

06:05 Arrivée de la sage-femme. Tout va bien.

06:10 Entrée dans la salle de naissance. Au menu : baignoire pour bain relaxant aux huiles essentielles, ballon de travail, barres murales pour s'accrocher pendant les contractions, table d'accouchement, oreillers garnis de billes de plastique à cramponner quand ça fait trop mal, harnais en tissus colorés pour "démouler le bébé", musique douce, diffuseur d'huiles essentielles, tabouret pour le papa. Je m'assieds. Tout va bien.

06:15 A. a des contractions toutes les cinq minutes et s'agrippe à moi. Même pas mal.

06:16 I. (la sage-femme) m'enjoint à masser le coccyx de ma femme pour la soulager durant les contractions. Je masse. C'est fatigant.

06:20 A. Veut marcher. Elle marche. Je reste assis parce que j'ai peur qu'on me pique mon tabouret.

06:30 Début du travail. C'est un peu tôt pour moi, je n'ai pas l'habitude.

07:00 A. perd les eaux. Heureusement qu'elle n'a pas fait ça à la maison. Personne ne nettoie. Je ne sais de toute façon pas où ils ont rangé la serpillère et puis c'est pas chez moi, ici.

07:15 Y'a rien à lire, je m'ennuie un peu. A. continue à avoir des contractions très douloureuses. Elle a toujours été douillette. I. dit à A. d'accueillir la douleur en elle et de la canaliser vers son bassin. J'essaye de visualiser le topo et je rigole. A. et I me regardent...

07:30 A. a choisi une position à quatre pattes pour la durée du travail, ça l'aide à mieux "accueillir la douleur". Du coup, je dois recommencer à lui masser le coccyx. C'est fatigant mais ça m'occupe.

07:45 A. veut prendre un bain. I. met le bain à couler. J'ai envie de faire pipi.

07:50 Le bain est prêt, A. S'y plonge. Ça la soulage. Moi aussi. J'avais un peu mal au bras à force de la masser.

08:00 A. veut sortir du bain parce qu'elle a envie de pousser. Même dans les moments les plus essentiels, les femmes sont d'une inconstance qui me confond.

08:01 A. pousse. Je récupère enfin mon tabouret et je l'encourage.

08:40 Vladimir est né. Il est beau mais un peu gluant. Il me ressemble sauf qu'il est gluant quand même.

08:41 Pendant que I. et A. font leurs trucs de filles (expulsion du placenta, examen du placenta, petit ménage), je prends Vladimir dans mes bras et je le regarde et je le touche et je l'embrasse et je lui parle. Nous n'aurions pas du lui donner un prénom étranger, je ne comprends pas ce qu'il dit. Je suis magnanime et ne lui tiens pas rigueur.

09:00. A. est dans la chambre et je m'occupe de la parerasse administrative : sécu, mutuelle et déclaration de naissance. Contrarié par le défaut de communication entre mon puiné et moi, je décide qu'il s'appellera désormais ElvisAaron Marvin (je parle anglais) et le déclare officiellement comme tel. Je dois échafauder une stratégie de défense pour justifier cela devant A. Dans l'intervalle je continuerai de l'appeler Vladimir.

09:15 Je retourne voir A et Vladimir dans la chambre. A. l'accapare sournoisement en lui offrant son sein. En bon fils de son père Vladimir ne résiste pas. Je suis d'humeur généreuse et abandonne TEMPORAIREMENT mon territoire à mon fils. Mon tour reviendra, je le sais.

09:30 Vladimir s'est endormi et, Ô joie, je découvre un vieil exemplaire de Wild que j'avais oublié au fond de la valise. A. manquant un peu de conversation, je vais prendre un café, téléphoner à mes parents et beaux-parents en leur interdisant d'approcher à moins de dix kilomètres de la clinique dans les 24 heures qui viennent, appeler quelques copains afin qu'ils rappliquent de suite et fumer une clope.

C'est un premier avril, c'est ma fête, c'est une belle journée.

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Rédigé par VonSontag

Publié dans #Le vaste monde

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Publié le 1 Avril 2008

Rédigé par VonSontag

Publié dans #Whatever

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