Publié le 28 Juillet 2010

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Ca faisait quand même un petit moment que je n'étais pas tombé sur une réalisation contemporaine qui me fasse dresser les poils. Ben voilà, c'est fait. Faut dire que quand je déprime un peu, je m'en vais voir chez Chop Cult, qui réunit la crème de la jeune garde Kustomiseuse américaine. Assez de culture pour savoir qu'on ne fait rien à partir du néant, assez d'audace pour oublier la culture de temps en temps. Et là, forcément, je trouve.

 

Un panhead, donc, d'inspiration duoglide puisque suspendu devant ET derrière. Quelques hérésies heureuses, comme la fourche de sportster récent et les freins à disques, quelques marques de respect du canon chopper comme le jockey shift et l'embrayage suicide, peu de pièces aftermarket mais beaucoup d'huile de coude, de jus de cervelle et de savoir-faire dans la conduite d'un tour à méteaux et le résultat est là, un engin racé, brutal et élégant, inspiré du passé et tourné vers l'avenir, construit par Kim Boyle. Chapeau !

 

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Sources : Chop Kult et BCM

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Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Bielles chaudes

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Publié le 27 Juillet 2010

  Tournee

 

Vu hier soir l'excellent bien qu'un peu agaçant mais quand même excellent Tournée  de Mathieu Amalric. qui s'offre en ouverture une tuerie garage - Have love with travel, des Sonics - que j'avais oubliée tellement je suis vieux, des fois... Sinon le film est bien, aussi. Je suis tombé amoureux de toutes les filles sauf de la belle, et j'ai juste un peu de mal avec ce personnage récurrent que joue Amalric - ou bien il ne joue pas ? - qui montre une telle obstination à être en permanence décevant. Faudrait peut-être qu'il change de registre, juste une fois, pour que je croie qu'il est un bon comédien.

 

Musique !

 

 

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Rédigé par VonSonntag

Publié dans #' sounds good

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Publié le 27 Juillet 2010

Laverda-Mamas.jpg

Ces deux Laverda Mamas vous sont aimablement fournies par M. Alain Fléchoux

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Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Chicks - babes & ladies

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Publié le 23 Juillet 2010

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Je m'étais dit que je ne reposterai pas ici de photos de BikeExif. En effet, ce site/blog étant l'un des plus connus et visités des sites/blogs consacrés à la transformation de motos, je ne voyais aucune raison de reprendre leur contenus juste pour le plaisir de faire un copier/coller.

 

Jusqu'à avant hier où, dans ma boîte mail, est apparue cette Ducati de rêve. Les propriétaires de SS dernière génération sont en général plutôt respectueux de leur machine et, moyennant les quelques modifs autorisées par le canon ducatiste (pots Termignoni carbone, couvercle d'embrayage en alu anodisé à la con, caches-courroies et divers trucs en alu billet de chez Rizoma) Faut dire que l'engin se prête moyennement à la customisation. Pour avoir vu ici et là quelques tentatives de caféracerisation souvent du fait de propriétaires trop fauchés pour se payer un carénage neuf arpès une gamelle, il semblait que l'exercice était à éviter sur une telle machine, déjà pas forcément très gâtée par la nature...

 

Mais là, non. Le propriétaire de cette 750 SS de 1995, un modèle à carbus, a confié la réalisation de sa machine au géniaux Wrenchmonkees, officine de Copenhague célèbre pour ses réalisations alliant minimalisme et modernité, qui ont appliqué à l'engin leur recette simple et de bon goût : peinture deux tons alliant le gris satiné Senna et le noir mat d'un bête apprêt de carrosserie, modif de la boucle de cadre, confection d'un cul de selle (proportionner correctement un dosseret en regard du réservoir d'essence à la Tereblanche était à mon avis un challenge impossible, mais ils l'on fait), nouvel échappement, phare façon Lucas, grosse modif du circuit électrique pour dissimuler le plat de spaghettis que l'on trouve généralement planqué dans le carénage des Ducatis sportives, compteurs et clignos discrets. La liste des modifs est brêve. Elle est loin de faire rêver un fan des catalogues aftermarket, ou de tuning qui brille, mais elle permet d'obtenir un engin de 70 chevaux pour 160 kg et de m'obliger à revenir sur mes a prioris concernant ce modèle désormais disparu du catalogue Ducati. Que dire d'autre sinon qu'à mon avis, Ducati n'offrira jamais un aussi beau moteur que le D2 refroidi par air... Du coup, maintenant, j'en veux une !

 

 

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http://i338.photobucket.com/albums/n432/vonsontag/Motos/ducati-750ss-custom.jpg

 

Sources : BikeExif (info et images), Wrenchmonkees (images)

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Rédigé par VonSonntag

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Publié le 22 Juillet 2010

Coyote-Days.jpg

 

Comme je n'ai pas trouvé l'affiche, j'ai piqué un bout de page sur leur site pour vous annoncer deux grandes nouvelles.

 

La première, c'est que les voisins proches ou lointains du beau circuit de Nogaro pourront se rendre les 6,7 et 8 août prochains au Journées Coyote, grand messe française, conviviale et joyeuse de la motocyclette ancienne qui roule vite. Vous y verrez de redoutables engins tels que ce ceux construits par Jean-Claude Barrois (le pote de Vincent, des Southsiders), de magnifiques restos ou préparations sur bases d'anciennes, de vraies motos de course qui sentent l'essence, l'huile, le méthanol et le cahoutchouc chaud. Vous les verrez en statique, vous les verrez démontées (parfois) et vous les verrez passer à toute vitesse sur le circuit. Plein les yeux et plein les oreilles avec en prime entrée gratuite (oui Môssieur, gratuite) bourse d'échange et la possibilité d'acheter du boulon de 14 à M. George Martin lui-même (chaque fois que je vois son camion, j'ai envie de me mettre à crier). Vous y verrez de la japonaise qui pue, de l'italienne qui pête, de l'anglaise qui grogne et de l'anglaise qui chante. Vous y verrez même des françaises.

 

Autre nouveauté. Si vous êtes un assidu de Café Racer magazine, vous aurez certainement remarqué que le titre a récemment été repris par un nouveau boss et se trouve désormais géré par une nouvelle équipe. Ce nouveau staff a eu l'excellente idée d'impliquer dans ses pages quelques-uns des nombreux cadors français de la moto qui va vite dont Laurent Tomas, le présipote du CrT qui y tient désormais chronique. Renvoi d'ascenseur ou retour de balancier, Café racer devient partenaire de la manifestation et assurera un certain nombre d'animations. Et la je dis youpi...

 

La seconde bonne nouvelle c'est que j'y serai.

 

Pour plus d'infos sur les journées Coyote : c'est la que ça se passe.

 

 

Un message perso : ce serait bien que l'on puisse éventuellement s'y donner rendez-vous. Histoire de voir vos gueules. Quoi qu'à la réflexion, je ne suis pas certain que cela soit une si bonne idée...

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Publié le 22 Juillet 2010

Rédigé par VonSonntag

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Publié le 20 Juillet 2010

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Paru en 1984, Neuromancien de William Gibson préfigure un futur hyper connecté,  nihiliste, angoissant et hybride. Tentative d'exploration d'un livre qui ne se laisse pas lire, la référence Geek.

 

A. L. m'a obligé à lire ce livre. Enfin, pas vraiment obligé mais il a, dans la conversation, mentionné le fait que ce satané bouquin, et plus globalement l'œuvre de William Gibson, son auteur, est le point de ralliement de la planète geek, fascinée qu'elle est par l'expérience littéraire d'une hybridation bio/tech, des possibles qu'elle ouvre et des impasses que déjà elle promet. Alors, un peu par soumission à la mode, un peu par curiosité et beaucoup parce qu'ayant quitté le monde de la librairie je me trouve plus que jamais dégagé des contraintes de l'actualité littéraire, j'ai décidé d'empoigner le pavé et de l'engloutir pour voir quel goût il me laisserait une fois terminé.

 

Soit Case, le héros, jeune homme déjà vieux de mille aventures et d'une mort professionnelle causée par la perte de sa capacité à se connecter au réseau et à en comprendre instantanément la structure. Cette privation fut la sanction imposée par un partenaire d'affaire lésé qui, en représailles, déconnecta Case du réseau. Il erre donc désormais dans un non lieu habité de petits trafiquants d'implants plus ou moins légaux au service de commanditaires aussi peu regardant sur leurs méthodes d'approvisionnement que prompt à se débarrasser radicalement d'éventuels gêneurs ou d'employés indélicats. Au début du roman Case est quelque part au Japon. Il traîne toujours avec lui cette vie de « cow-boy » capable de s'introduire sur n'importe quel réseau pour en extraire des information monnayables. Case vit donc de petits trafics, de drogues censées rendre sa vie vivable, de rencontre brèves et peu synchrones avec une petite-amie toxico et trafiquante, de magouilles peu rémunératrices, de quelques meurtres, de beaucoup de nostalgie et de pas mal d'angoisse. Le monde dans lequel il évolue est déjà un monde hybride, chaque être humain est plus ou moins déjà appareillé et les prothèses sont monnaies courantes qui permettent à ceux qui les portent d'augmenter leurs aptitudes à la survie en milieu hostile. Car le monde de Gibson est hostile et rare sont ceux qui y vivent – et meurent - en paix.

 

Case, j'y reviens, rencontre Mollie, une sorte de mangapunk appareillée (elle a des yeux artificiels et d'incroyables capacités physiques qu'elle met en œuvre dans les combats meurtriers qu'elle mène pour ses patrons) au passé sombre. Mollie est le séide d'Armitage qui semble appartenir à une quelconque caste de puissants. Armitage possède ceci de singulier qu'il semble connaître la finalité de ses actes, atout dont sont privés les protagonistes du roman qui naviguent à vue dans l'intrigue, comme nous, lecteurs. Armitage est donc le seul, pensons-nous, à avoir un coup d'avance dans la partie qui se joue.

 

Il s'agit pour Case de recouvrer ses capacités symbiotiques d'interface humaine en échange d'une mission : s'introduire sur le réseau pour localiser et neutraliser une IA (Intelligence Artificielle). En échange de quoi, il conservera ses nouveaux dons et empochera au passage de quoi s'offrir une vie moins angoissée que les jours qu'il connaît en ce moment.

 

Vous l'avez compris, Neuromancien est un roman noir. Ce livre, étendard du mouvement Cyberpunk, puise dans les vieilles recettes romanesques pour saper un genre, la science-fiction, en y introduisant le virus de ses propres doutes, en renversant les jeux de pouvoirs homme/machine ; auteur/lecteur. Si l'on considère que la science-fiction tend généralement à transposer dans des univers imaginaires des problématiques contemporaines afin de pouvoir les faire évoluer dans un espace débarrassé des contraintes imposées par le réalisme : en poussant à bout certaines logiques, en effaçant certains tabous, un peu comme un scientifique modélise pour faire évoluer des modèles théoriques ou expérimentaux dans des milieux artificiels – les fameuses, « expériences de pensée » d'Einstein par exemple ; Neuromancien choisit lui la voie plus ardue d'une expérience sans but. Les personnages sont les instruments de marionnettistes calculateurs, mais le roman nous révèlera que ces calculs sont généralement faux et que l'improvisation et la réactivité – la chance aussi, parfois – sont des vertus cardinales dans l'univers Gibsonien.

 

Cyberpunk, Neuromancien l'est à plus d'un titre. Le contexte dans lequel se déroule le roman, pour futuriste qu'il soit apparaît davantage comme a-historique. Il n'y a visiblement plus d'enjeux politiques, les seuls pouvoirs sont économiques. Gibson mentionne simplement à plusieurs reprises l'existence de conglomérats japonais qui semblent fort influents et c'est là la seule occurrence d'une quelconque instance de pouvoir. Il y a évidement la Tessier-Ashpool, entreprise dont Case et Mollie appréhendent vite l'étendue et la puissance puisque c'est pour son contrôle que se défient l'IA et l'employeur d'Armitage. Plus d'enjeux, dont plus d'histoire et, partant, plus de futur : No Future. Paradoxe pour un roman de science fiction que d'écarter dès son incipit toute porte morale afin de mieux se consacrer aux seules éléments réellement tangibles du récit : les objets. Leur énumération tient ici de l'accumulation. Je ne sais pas si Gibson a eu l'occasion de lire Le Choses de Georges Perec, mais l'effet est identique. Son monde est un néant défini seulement par les artefacts qui le balisent. Prothèses, terminaux, œil synthétique, instruments, véhicules, Sony, Hitachi, Mercedes (le roman date de 1984 où les noms de Microsoft, Apple, Intel ne sont encore que des anecdotes) sont paradoxalement les seuls liens qui nous rattachent à des codes universels connus.

 

Cyberpunk, Neuromancien l'est surtout par l'espace qu'il nous ouvre, celui d'une hybridation homme-machine dépourvue d'implication morale – du moins pour les protagonistes. Le cyberspace est ici une méta-réalité, aussi tangible que le monde IRL, dans lequel évoluent indifféremment hommes (via des terminaux d'émulation), entreprises, programmes, virus, antivirus et, dissimulées par la « glace » qui les protègent, quelques IA aux origines préhistoriques et aux finalités mystérieuses. Là semblent se jouer une pièce parallèle à celle de la scène physique où se trament des complots, se règlent des comptes, évoluent des fantômes et survivent les morts. Le cyberspace de Gibson est devenu un refuge pour ses héros qui maîtrisent ses codes mieux que ceux du monde terrestre. Au terme du roman, Case, qui comme tout héros de roman noir qui se respecte aura mené sa quête à bien en y sacrifiant toutes ses possessions terrestres – y compris l'amour de Mollie (mais était-ce de l'amour ?) - se retrouvera face à son terminal comme Marlowe face à sa bouteille : seul, abandonné de tous, mais avec l'agréable sentiment d'avoir vaincu. Le cyberspace n'est donc ni moral ni amoral, il est la « final frontier » à explorer – Gibson appelle d'ailleurs « Cow-Boys » les hackers qui le hantent – et c'est le boulot de Case.

 

Enfin, cyberpunk, Neuromancien l'est par son écriture. Le peu de cas que Gibson fait du principe qui scelle traditionnellement le pacte fictionnel qui doit unir lecteur et écrivain tout au long du livre est à ce titre marquant. L'univers de Gibson n'est jamais qu'esquissé : lieux flous, personnages impossibles à identifier clairement (que peut-on me dire de Case, sinon qu'il est grand ?), motivations indécidables pour les hommes comme pour les machines, ellipses acrobatiques laissant au passage choir dans les canyons de l'oubli des éléments narratifs qui pourraient s'avérer superflus ; on peut dire que les libertés prises avec la tradition romanesque confinent à la désinvolture. Et pourtant qui s'en plaindrait ?

 

Curieux destin que ce Neuromancien à la fois salué et honni par la critique SF. Bien qu'il ait été couronné dès l'année de sa parution par les trois prix les plus prestigieux (le prix Hugo, le prix Nebula et le prix Philip K. Dick), il a également fait l'objet d'une campagne de démolition acharnée de la part des tenants d'une certaine idée de la SF, plus respectueuse de la distraction du lecteur, désorientée par le goût des objets en tant que marqueurs sociaux que professe Gibson dans ses romans. Enfin, ce qui nous semble aujourd'hui risible, on reprocha également à Gibson de trop se préoccuper d'apparence et pas assez de sens : comme si le monde en avait un, sens !

 

C'est certainement en cela que Neuromancien est un grand roman visionnaire, pas dans sa description du cyberspace et de ses usages qui, pour prophétique qu'elle fut alors, apparaît aujourd'hui un peu ridicule, mais dans son évocation d'un monde sans histoire ni futur, vaporisé, hybride ; par ses personnages dont les motivations ne se lisent qu'à court terme. Personne n'a ici de grand dessein. Même les entités les plus visionnaires que sont les IA se trompent comme tout le monde et en crèvent comme tout le monde. L'aventure de Case n'est un sursaut, rien qu'un nid de poule sur la route du char de l'histoire... Ensuite viendront d'autres histoires avec d'autres gens. Les drogues allègrement consommées effacent les contours de toutes choses, facilitant les confusions. Le passé n'est que légende, le présent un mensonge et le futur n'existe pas. Reste la littérature, c'est pas grand chose pour construire un monde, mais c'est pas rien.

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Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Petits Lus

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Publié le 20 Juillet 2010

Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Chicks - babes & ladies

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Publié le 17 Juillet 2010

Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Bielles chaudes

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Publié le 16 Juillet 2010

Rédigé par VonSonntag

Publié dans #Bielles chaudes

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